Projet EEL

Le projet EEL («Énergétique, Éducation, et Legs de l'anguille d'Amérique du fleuve Saint-Laurent») est un projet interdisciplinaire regroupant des chercheurs en biologie et sciences sociales comportant trois objectifs. Dans un premier temps, ce projet de recherche vise à mieux comprendre la biologie et l’éco-physiologie de l'anguille d'Amérique à travers l'étude des otolithes. Ce projet de recherche vise en second lieu à documenter les multiples façons dont l'anguille a influencé historiquement et influence encore la culture québécoise. Dans un troisième temps, cette recherche vise à développer des stratégies de communication permettant d'informer et de sensibiliser la population du Québec par rapport aux enjeux de conservation qui touchent l'anguille d'Amérique dans le fleuve Saint-Laurent.

 
Racontez nous vos anecdotes

Dans le cadre du projet EEL, l'équipe de recherche invite la population québécoise à partager ses expériences avec l'anguille d'Amérique. L'équipe du projet s'intéresse à divers types d'informations. Avez-vous des anecdotes historiques sur la pêche ou la consommation de l'anguille ? Y avait-il des pêcheries d'anguilles dans votre région qui ont peut-être disparu aujourd'hui? Comment préparez-vous les anguilles quand vous les mangez, et dans quel contexte ? Connaissez-vous des histoires, des chansons, des contes ou des légendes sur les anguilles ? Avez-vous attrapé une anguille en pêchant? Si oui, n'hésitez pas à nous envoyer des photos, en précisant idéalement la méthode et le lieu où elle a été capturée. Cette information aidera notre équipe de recherche à mieux comprendre la relation globale entre la population québécoise et l'anguille d'Amérique. Si vous avec des photographies à partager avec nous, vous pouvez le faire en contactant directement M. Jimmy Voisine par courriel à l'adresse suivante: jimmy.voisine.1@ulaval.ca.

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L'équipe de recherche

 
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David Deslauriers. Chercheur principal. Institut des sciences de la mer à Rimouski, Université du Québec à Rimouski.

Pierre Blier. Professeur, Département de biologie, chimie et géographie, Université du Québec à Rimouski.

Pascal Sirois. Professeur. Département des sciences fondamentales, Université du Québec à Chicoutimi.

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Dominique Robert. Professeur. Institut des sciences de la mer à Rimouski, Université du Québec à Rimouski

Louis-Etienne Pigeon. Chargé de cours. Faculté de philosophie, Université Laval.

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Jimmy Voisine. Chercheur post-doctoral, Université Laval.

Santiago Jarquin-Corro. Étudiant à la maîtrise en océanographie. Université du Québec à Rimouski.

Carole Govin. Étudiante au baccalauréat en biologie. Université du Québec à Rimouski.

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L'anguille d'Amérique

 

L’anguille d’Amérique (Anguilla rostrata, Le Sueur 1821) est une espèce de poisson migratrice vivant dans les lacs, les rivières et les estuaires de la Côte Est de l’Amérique, du Venezuela au Groenland. L’anguille d’Amérique est la plupart du temps un poisson catadrome (du grec «cata», qui signifie «descente; vers le bas», et «dromos», qui veut dire «voie; allée»), ce qui signifie que la reproduction a lieu en mer, que l’anguille migre ensuite vers les cours d’eau douce pour y passer la majeure partie de de sa vie, mais certaines utilisent des habitats en eau salée et saumâtre également. À la fin de sa vie, elle retourne en mer pour se reproduire et ensuite mourir, ce qui en fait une espèce sémelpare, ce qui veut dire qu’elle ne se reproduit qu’une seule fois au cours de sa vie. Cela représente l’une des migrations les plus impressionnantes du règne animal. Les aires de ponte de l’anguille d’Amérique sont situées dans la mer des Sargasses, qui se situe approximativement au nord-est des Grandes Antilles (Moyle & Cech Jr., 2004).

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Cycle de vie de l'anguille

 
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Œuf

L'anguille traverse plusieurs stades de métamorphose au cours de sa vie. Historiquement, les scientifiques ont longtemps pensé que ces différents stades de développement représentaient différentes espèces. Le mode de vie de l'anguille est un véritable mystère scientifique qui n'a pas fini de livrer ses secrets jusqu'à aujourd'hui. Pendant longtemps, le lieu de ponte de l'anguille d'Amérique est resté inconnu, jusqu'aux travaux du biologiste danois Johannes Schmidt au début du XXe siècle. Il est parvenu à identifier la zone de ponte en cartographiant les endroits où les larves les plus petites sont retrouvées. Les scientifiques n'ont jamais documenté directement la ponte et l'éclosion de l'anguille d'Amérique (Tesch, 2003).  Les œufs éclosent une semaine après la ponte durant la période entre février et avril (McLeave et al., 1987).

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Leptocéphale

La larve de l'anguille est appelée «leptocéphale» (du grec «leptos»; mince, et «kephale»; tête). Le leptocéphale mesure en moyenne 50 mm de long, et possède un corps allongé, en forme de feuille de saule, et translucide. Cette phase du développement dure de 7 à 12 mois, pendant laquelle la larve migre plus ou moins passivement vers les côtes, au gré des courants marins de l'océan Atlantique, dont le Gulf Stream notamment (Tesch, 2003).

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Civelle

Lorsque le leptocéphale atteint le plateau continental, il se transforme en civelle. Bien qu'à ce stade la civelle ne possède pas encore de coloration, elle a désormais la forme caractéristique de l'anguille. Cette phase ne dure que quelques mois, et une nouvelle phase de son développement s'amorce lorsqu'elle atteint la côte (Tabeta & Mochioka, in Aida et al., 2003). Les civelles arrivent dans le golfe et l’estuaire du Saint Laurent principalement entre mai et juin.

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Anguille transparante

À mesure que la civelle s'approche de la côte, celle-ci gagne en coloration: son dos devient noir alors que son ventre devient jaune-verdâtre. L'anguille est appelée «civelle pigmentée» ou anguillette à ce stade de son développement. En fonction de la densité de population à l'embouchure des cours d'eau notamment, certains individus vont être portés à entreprendre la remontée du cours d'eau, alors que d'autres resteront davantage à l'embouchure des cours d'eau, dans les eaux saumâtres (Tesch, 2003).

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Anguille jaune

Une fois que l'anguille atteint une longueur de  270 mm (Oliveira et McCleave, 2000), ses organes sexuels se forment et elle devient mâle ou femelle en fonction de son environnement. Lorsque la population est dense à un endroit, davantage de mâles apparaissent. L'anguille gardera cette forme pendant de 8 à 23 ans ou plus (Tesch, 2003).

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Anguille argentée

Lorsque le temps est venu de se reproduire, plusieurs changements morphologiques se produisent. Le dos de l’anguille devient gris et son ventre devient plutôt blanc. Sous cette forme, l'anguille est dotée de nageoires plus larges et d'yeux plus grands et beaucoup plus sensibles, ce qui l'aide à naviguer dans les profondeurs de l'océan. Elle cesse de s’alimenter et son système digestif s’atrophie. L'anguille argentée retourne ainsi vers la mer des Sargasses pour y pondre et ainsi clore son cycle de vie. Une femelle moyenne vivant dans le Saint-Laurent pond entre 6.5 et 14.5 millions d’œufs, et les mâles comme les femelles meurent après la reproduction (Tremblay, 2009).

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Chimie des otolithes

 

L'anguille, en accomplissant son incroyable migration, est en contact avec plusieurs écosystèmes. Ainsi, au fil de son développement et de sa migration, l'anguille se nourrit de différentes espèces, en fonction de ce que lui permet sa taille. L’anguille est aussi en contact avec des habitats divers qui varient au niveau de la température et de la salinité. L'anguille possède dans son oreille interne une petite structure faite de carbonate de calcium (la même substance composant les coquilles d’œufs) qui accumule des bandes de croissance tout au long de sa vie et qui est appelée otolithe (du grec «othos»; oreille, et «lithos»; pierre). La découpe transversale d'un otolithe dévoile des anneaux de croissance, un peu comme les anneaux de croissance des arbres. Le décompte de ces anneaux peut donc servir à déterminer l’âge des anguilles. La nourriture qui est assimilée à un certain moment du développement de l'anguille ainsi que l’habitat occupé affecte la composition chimique de l'otolithe, ce qui permet ensuite de donner différentes indications sur l'histoire vitale de l'individu (Jessop et al., 2002).

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Histoire

 
Les Premières Nations et l'anguille

Les Premières Nations interagissent depuis fort longtemps avec l'anguille d'Amérique. Des preuves archéologiques attestent que l'anguille d'Amérique est exploitée depuis plus de 5000 ans dans la vallée du Saint-Laurent (Junker-Andersen, 1988). L'anguille constituait une ressource inestimable pour les Premières Nations pendant l'hiver. En effet, c'est un poisson très gras qui fournissait une bonne source d'énergie pendant les mois les plus rudes de l'année. De plus, c'était une ressource très abondante historiquement pendant la migration automnale, et dont la conservation était facile par fumage. L'anguille possédait en outre une valeur symbolique et culturelle importante pour plusieurs Nations autochtones, dont les peuples Abishnabe et les Mi'gmaqs (voir par exemple Algonquins of Ontario, 2012).

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La pêche à l'anguille à l'époque coloniale

Lors de leur arrivée en Amérique du Nord, les premiers colons européens ont été confrontés à des conditions très rudes. Le savoir traditionnel transmis par les Premières Nations dans plusieurs domaines a permis leur survie dans le Nouveau-Monde. Les Premières Nations habitant la vallée du Saint-Laurent ont ainsi enseigné aux européens les rudiments de la pêche à l'anguille, ce qui leur a permis à leur tour de profiter de l'abondance et des qualités nutritionnelles de cet animal, alors que leur survie dans ce nouvel environnement n'était pas assurée (Martin, 1980).   

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La pêche commerciale aux XIXe et XXe siècles

Au fil du développement des colonies européennes en Amérique du Nord, le mode de subsistance des colons s'est progressivement tourné vers l'agriculture. Néanmoins, la pêche à l'anguille n'a pas été abandonnée pour autant. Les agriculteurs installés sur les berges du Saint-Laurent continuèrent d’exploiter l'anguille en installant des pièges dits «à fascine» sur les berges adjacentes à leurs terres. L'anguille est ainsi devenue une ressource alimentaire complémentaire, et plus tard une source de revenus complémentaire, à la faveur du développement du commerce de l'anguille. L'anguille pêchée dans le Saint-Laurent pouvait ainsi être vendue jusqu'en Europe (Martin, 1980).

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L'effondrement de la population

Le statut de conservation de l’anguille dans le Saint-Laurent repose sur le suivi des anguilles en montaison dans le Haut-Saint-Laurent. Le nombre moyen de jeunes anguilles ayant franchi les passes migratoires de Moses-Saunders au cours des cinq dernières années est estimé à 1,5 % de la moyenne de la période 1975-1985. Le déclin de l’abondance de l’anguille est attribuable à plusieurs facteurs, dont le harnachement des rivières pour produire de l'hydro-électricité, ce qui entrave la migration des anguilles vers l’amont et engendre une importante mortalité (± 40%) lorsque les anguilles passent dans les turbines des barrages au moment de la dévalaison. L’anguille est aussi confrontée à d’autres enjeux de conservation, comme la pêche commerciale (dont celle des civelles),  la contamination chimique des cours d’eau, les parasites et maladies et les changements climatiques et océaniques (MFFP, 2019).

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Pêche à l'anguille aujourd'hui

Pendant presque tout le XXe siècle, l'exploitation de l'anguille au Québec fournissait la majorité des débarquements d’anguilles au Canada, soit une moyenne pour la province estimée à 442 tonnes pour la période. Cependant, à partir du début des années 1990, les prises ont chuté de manière drastique. Devant le déclin préoccupant de l’anguille, des actions de rétablissement ont été mises en place afin de diminuer l’impact des pressions anthropiques sur l’espèce. Afin de  réduire l’impact de la pêche commerciale, des programmes de rachat volontaire de permis et d’engins de pêche commerciale menés conjointement par le gouvernement du Québec et Hydro-Québec ont été institués. Dans l’estuaire, le taux d’exploitation a été réduit de moitié. Dans le Lac Saint-Pierre, la réduction des débarquements d’anguilles est évaluée à entre 14 % et 37 % et à au plus 5 % dans le secteur entre le pont Laviolette et l’Île d’Orléans. La pression de pêche en amont du lac Saint-Pierre incluant la rivière des Outaouais est pratiquement nulle, sauf dans le lac Saint-François où de faibles débarquements d’anguille sont encore déclarés. Depuis 2014, en moyenne 40 tonnes ont été pêchées annuellement dans le Saint-Laurent.

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Signification culturelle

Mythes et légendes des Premières Nations

La capacité de migration de l'anguille fascinait les Premières Nations, à juste titre. C'était une espèce qui était rencontrée dans tout le bassin versant du fleuve Saint-Laurent, des lacs et rivières loin en amont jusqu'à l'embouchure du Saint-Laurent. Dans la cosmologie des Premières Nations, l'anguille était souvent perçue comme étant responsable du cycle de l'eau. C'était une manifestation du caractère cyclique de la nature, et à ce titre, l'anguille figurait de manière proéminente dans les mythes et légendes de plusieurs peuples autochtones (Mainland Nova Scotia Mi’kmaq, 2011).

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Matériel et techniques de pêche

Il existe plusieurs façons de pêcher l'anguille. La plus commune historiquement chez les populations d'origine européenne du Québec consistait à capturer l'anguille argentée lors de sa migration vers la mer des Sargasses, lorsque l'anguille redescend les cours d'eau en vue de la reproduction. Des pêches dites «à fascine» étaient alors installées en bordure des cours d'eau. Ces engins de pêches étaient constitués d'«ailes de chasse» en forme de «V», de grandes barrières destinées à conduire les anguilles vers un coffre ou elles étaient regroupées et récoltées à marée basse. L’installation fonctionne à la manière d'un verveux (Martin, 1980). Le verveux est aussi utilisé pour capturer l’anguille dans le cadre d’une pêche multi-espèce sur le lac St-Pierre, à Gentilly, ainsi qu’aux Îles-de-la-Madeleine.

Cuisine

L'anguille peut être apprêtée de différentes façons. L'anguille fumée, qui était jadis la méthode usuelle de conservation, reste encore aujourd'hui l'une des principales formes sous laquelle elle est consommée. Elle peut aussi être pochée, frite, ou grillée, ou transformée en terrine. L'anguille étant aussi abondamment consommée dans la tradition culinaire japonaise, elle peut être aujourd'hui consommée en sushi dans plusieurs restaurants d'inspiration japonaise au Québec (Miller & Casselman, in Tsukamoto et al., 2014).

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Folklore

La population québécoise a hérité des pratiques autochtones à plusieurs égards. La peau de l'anguille était utilisée notamment chez les Premières Nation pour confectionner des bandages de compression, puisqu'en séchant, celle-ci rétrécissait. Sa peau était aussi utilisée dans l'artisanat, produisant un cuir très robuste, qui était utilisé pour la confection de raquettes pour se déplacer dans la neige. L'anguille figurait dans la chanson, et elle a aussi laissée sa marque dans des expressions populaires, qui s'appuyaient sur certains aspects de son comportement, comme le fait qu'elle vit largement cachée (par exemple: «il y a anguille sous roche», ce qui signifie qu'il y a quelque chose de suspect dans une certaine situation) (Martin, 1980: 139; voir aussi Douville, 2017).

 
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Commerce

L’anguille d’Amérique faisait déjà l’objet d’un commerce bien avant l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique. Aujourd’hui, la demande économique provient majoritairement des marchés asiatiques. Le Japon à lui-seul importe autour de 70% des anguilles produites (dans le cadre de l’aquaculture) ou pêchées à l’échelle mondiale. Cette énorme demande a entrainé une importante baisse des populations d’au moins trois espèces d’anguilles (A. japonica, A. anguilla, et A. rostrata). Afin de pallier à ce déclin des populations sauvages, l’aquaculture de l’anguille a été développée pour répondre à la demande. Cependant, comme la totalité du cycle de vie de l’anguille n’a pas encore été maîtrisé à ce jour, l’aquaculture de l’anguille est encore dépendante d’un approvisionnement en larves sauvages, ce qui contribue au déclin des populations d’anguille (Kuroki et al., in Tsukamoto et al., 2014).

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Conservation

 

Depuis le début des années 1990, l'anguille d'Amérique connait une importante chute de population. Les populations d'anguille dans le fleuve Saint-Laurent ne représentent aujourd'hui qu'environ 10% des effectifs, comparativement à la situation avant la chute de population. Plusieurs raisons permettent d'expliquer cette chute drastique des populations. D'abord, l'installation de barrages destinés à la production d'énergie affecte la migration des anguilles. Si les anguilles parviennent généralement à franchir ces obstacles lors de la remontée des cours d'eau (souvent aidées en cela par la présence de passes migratoires), une mortalité importante (au moins de 18% à 27% des individus à chaque barrage traversé) survient lors de la descente, puisque les anguilles se blessent et meurent en passant par la turbine (Casselman, in Aida et al., 2003). À cela s'ajoute une importante demande mondiale pour des larves d'anguilles, qui servent à alimenter la production aquacole, en Asie notamment, et qui sont récoltées à divers endroits en Amérique du Nord et dans les Caraïbes (Shiraishi & Crook, 2015). En plus des programmes de rachats de permis et d’engins de pêche commerciale, d’autres actions ont été menées ou sont présentement en cours pour assurer la conservation de l’espèce. Par exemple, 6,8 millions de civelles capturées par les pêches commerciales dans les Maritimes ont été transférées dans le Haut-Saint-Laurent et dans la rivière Richelieu entre 2005 et 2010. On estime à partir des débarquements commerciaux de l’estuaire que les anguilles issues de ces transferts représentent maintenant le tiers des anguilles argentées en dévalaison. En parallèle de travaux de recherche et développement pour trouver une solution durable à la mortalité par turbinage, une initiative ontarienne vise à capturer des grosses anguilles en maturation en amont des barrages de Moses-Saunders et de Beauharnois dans le Haut-Saint-Laurent et à les relâcher en aval des obstacles pour leur éviter une mortalité cumulée estimée à 40% pour les deux barrages. Finalement, plusieurs initiatives de rétablissement du libre passage de l’anguille par l’installation de passes migratoires sont également réalisées.

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Partenaires

 
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Bibliographie

Algonquins of Ontario (2012) Returning Kichisippi Pimisi - the American eel - to the Ottawa River basin, Pembroke ON: Algonquins of Ontario Consultation Office.

Comité scientifique sur l’anguille d’Amérique, 2019. État de situation de l’anguille d’Amérique (Anguilla rostrata) au Québec, Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFP).

Douville, Judith (2017) La pêche à l'anguille sur la Côte-du-Sud, Rabaska, vol. 15: 43-64.

Jessop, B. M., J.-C. Shiao, Y. Iizuka, W.-N. Tzeng (2002) Migratory behavior and habitat use by American eel Anguilla rostrata as revealed by otolith microchemistry, Marine Ecology Progress Serie, vol. 233: 217-229.

Junker-Andersen, C. (1988) The eel fisheries of the St. Lawrence Iroquoians, North American Archeologist, vol. 9, 2: 97-121.

​Kuroki, Mari, Martin J.P. van Oijen, Katsumi Tsukamoto (2014) Eels and the Japanese: an inseparable, long-standing relationship, in Katsumi Tsukamoto, Mari Kuroki (eds) Eels and humans, Tokyo: Springer.

Mainland Nova Scotia Mi'kmaq (2011) Mi'kmaq and the American eel: traditional knowledge relating to the American eel, Shubenacadie NS: Mi'kma'ki All Points Services.

Martin, Roger (1980) L'anguille, Ottawa: Léméac.

McCleave, J.D., R.C. Kleckner et M. Castonguay. 1987. Reproductive sympatry of American and European Eels and implications for migration and taxonomy, pages 286-297 in M.J. Dadswell, R.L. Klauda, C.M. Moffitt, R.L. Saunders, R.A. Rulifson et J.E. Cooper (eds), Common strategies of anadromous and catadromous fishes, American Fisheries Society Symposium 1, Maryland.

Miller, Michael J., John M. Casselman (2014) The American eel: a fish of mystery and sustenance for humans, in Katsumi Tsukamoto, Mari Kuroki (eds) Eels and humans, Tokyo: Springer.

Moyle, Peter B., Joseph C. Cech. Jr. (2004) Fishes: an introduction to ichthyology, San Francisco: Benjamin Cummings.

Oliveira, K., et J.D. McCleave. 2000. Variation in population and life history traits of the American Eel, Anguilla rostrata, in four rivers in Maine, Environmental Biology of Fishes 59(2):141-151.

Shiraishi, H., V. Crook (2015) Eel market dynamics: an analysis of Anguilla production, trade and consumption in East Asia, Tokyo: TRAFFIC.

Tabeta, Osame, Noritaka Mochioka (2003) The glass eel, in K. Aida, K. Tsukamoto, K. Yamauchi (eds) Eel biology, Tokyo, Springer.

Tesch, Friedrich-Wilhelm (2003) The eel, Oxford UK: Blackwell Publishing.

Tremblay, Valérie (2009) Reproductive strategy of Female American Eels Among Five Subpopulations in the St. Lawrence River Watershed, American Fisheries Society Symposium, vol. 58: 85-102.